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CanOvis – Comprendre les interactions entre loups, chiens de protection et le troupeau

Ce programme se donne pour objectif ultime d’améliorer la « qualité » des chiens de protection (sélection, éducation, comportement), de reconnaître les paramètres et situations qui influencent leur efficacité à la protection (pratiques pastorales, équipements, utilisation de l’espace…) et d’aider ainsi à ajuster les stratégies de prévention et optimiser les systèmes de protection dans leur ensemble.

Différentes expérimentations ont pu être menées au cours de la période 2013-2015, notamment sur le Parc national du Mercantour (Alpes-Maritimes, 06) et le site militaire et plateau de Canjuers (Var, 83). Quelques premiers résultats ont été valorisés et publiés. Plus de 161 nuits d’observations filmées par imagerie thermique ont été effectuées sur trois saisons optimales d’attaque des troupeaux. Il ressort déjà que le comportement des chiens face au loup est bien plus complexe qu’il était envisagé. En effet, s’ils démontrent de manière certaine qu’ils perturbent les attaques de loups jusqu’à les empêcher, il semblerait aussi révéler que toutes les interactions ne soient pas conflictuelles entre les deux espèces. Pour exemple, dans une même séquence d’images, un chien peut repousser un loup en situation d’attaque et être insistant puis le laisser accéder à une carcasse à proximité du parc, seulement une heure plus tard. Il s’agira une autre fois de loup mâle interagissant avec une chienne ayant ses chaleurs ou encore d’un loup subadulte en quête de jeux auprès de chiens.

18 juin 2020

Chien de protection Kangal

Le Kangal ou berger d’Anatolie est une race de chien d’origine Turque. Il a été utilisé depuis des millénaires comme chien de protection pendant la transhumance de bétail. C’est une race musculaire, puissante, avec une grande tête et un corps robuste. Le mâle mesure entre 80 et 100 cm au garrot et pèse entre 70 et 90 kg. Son physique n’est pas son seul atout face aux prédateurs. En plus d’être fort et rapide (capable de faire des pointes jusqu’à 70 km/h), c’est un chien particulièrement indépendant, responsable de la garde et capables d’effectuer les tâches eux-mêmes, sans aide humaine. Il est parfaitement capable de s’adapter à plusieurs climats ; chaud comme rigoureux. Ils sont très protecteurs et attaché à leur troupeau, qu’il soit de
chèvres, de vaches ou de moutons. Il avertira en cas de danger où de la présence d’un prédateur ce qui permet au berger qui l’accompagne de pouvoir agir. Le Kangal aboie peu et surtout à bon escient. Ces caractéristiques, génétiques, morphologiques et comportementales, font de lui de lui un atout indispensable. Il a ainsi été exporté depuis la moitié du 20ième dans différentes régions du monde afin de protéger le bétail face à des grands carnivores. Il est ainsi aujourd’hui utilisé en Namibie face aux guépards, en France et aux Etats-Unis face aux ours et loups, et depuis peu en Guyane française face aux jaguars et pumas.

5 juin 2020

Fermes pilotes Mesures de protection non léthales

Lorsque les éleveurs doivent faire face à la prédation de Jaguar ou Puma sur leur bétail, ils ont la possibilité de devenir une “ferme pilote” et ainsi de mettre en place gratuitement une mesure non létale. Le chef de projet et l’éleveur choisissent ensemble la mesure qui semble la plus adaptée à l’exploitation. Une fiche technique est remise à l’éleveur pour lui communiquer toutes les informations nécessaires à la mise en place et au maintien de la mesure.

A ce jour, 5 mesures de protection sont disponibles : système d’effarouchement sonore, système d’effarouchement lumineux (Foxlight), clôture électrique “anti-félins”, âne, chien de protection “Kangal”.

Cette initiative permets d’offrir une alternative gratuite pour les éleveurs pour mieux protéger leur troupeau, et qui peut être plus efficace que les tirs de représailles. C’est ainsi une approche gagnant-gagnant, à la fois pour l’éleveur qui ont moins (voir plus) d’attaques, et pour les félins qui sont moins sujets aux tirs de représailles.

Des ateliers sont organisés pour présenter ces mesures et partager les expériences entre les différentes parties prenantes concernées par cette problématique, en particulier les éleveurs.

3 juin 2020

Chiens de protection Race mixte

Dans cette étude, ils “ont évalué l’utilisation de chiens de protection locaux, de taille moyenne et de race mixte pour réduire la prédation de félins sur le bétail et tir de représailles des carnivores. Ils ont interrogé 64 éleveurs et livré 37 chiots à 25 éleveurs. La plupart des pertes économiques ont été attribuées au Puma (Puma concolor) et au Renard de Magellan (Lycalopex culpaeus).

Tous les éleveurs avec des chiens qui ont atteint le stade de travail ont signalé des taux de prédation réduits et 88% ont déclaré qu’ils ne tuaient plus les carnivores. Parmi les éleveurs qui n’utilisaient pas de chiens, 89% d’entre eux ont déclaré que la prédation avait augmenté, et 100% d’entre eux ont confirmé qu’ils tuent les carnivores.

Les chiens de race mixte peuvent être efficaces pour réduire les pertes de prédation et les tirs de représailles, mais leur succès dépend de la capacité et de la volonté des éleveurs de les former et de les utiliser correctement.

3 juin 2020

Ruches d’abeilles

La clôture à abeilles est une simple barrière le long de laquelle sont disposées à intervalle régulier (10 m), des ruches suspendues à un câble. Son fonctionnement repose sur le constat que les éléphants ne s’approcheraient pas à moins de quatre mètres d’une ruche (King et al., 2009). Malgré l’épaisseur de leur peau, ils sont sensibles aux piqures sur la trompe ou près des yeux. De nombreuses études ont prouvé l’efficacité de cette méthode de dissuasion. En effet, par exemple, King et al. (2011), affirment que les clôtures de ruches peuvent être un outil utile pour dissuader les éléphants d’entrer dans les terres agricoles. L’analyse de 32 intrusions a démontré que les éléphants n’ont franchi qu’une seule fois les clôtures des ruches pour accéder aux cultures à l’intérieur et que les barrières d’acacias épineux n’offrent aucune défense contre de telles invasions. Les résultats positifs de cette étude soutiennent fortement l’installation de clôtures de ruches dans la boîte à outils actuelle de dissuasion des éléphants à tester à plus grande échelle. Non seulement ces clôtures peuvent dissuader les pachydermes, mais les abeilles fournissent aux agriculteurs du miel et d’autres produits à vendre, ce qui contribue à diversifier les revenus. S’il est combiné avec d’autres moyens de dissuasion, la combinaison des initiatives pourraient créer une barrière contre les éléphants efficace.

27 mars 2020

Réseau national technique sur les chiens de protection

Pour accompagner les éleveurs et bergers et leur donner les clés pour réussir l’introduction d’un chien de protection dans leur troupeau et son utilisation au quotidien, un réseau national technique sur les chiens de protection a été mis en place.
Il a pour objectif de diffuser les savoirs et savoir-faire en matière d’utilisation de chiens de protection. La diffusion de ces connaissances passe par de la formation collective et de l’accompagnement individuel, réalisé à la demande de l’éleveur sur son exploitation.

26 octobre 2019

Le Patou ne fait pas tout

L’étude appliquée « Le Patou ne fait pas tout » (moyen de protection non intrinsèquement miraculeux), propose d’objectiver les observations empiriques des éleveurs et de déterminer des critères fiables permettant d’anticiper le comportement du futur adulte.

15 septembre 2019

Programme Chien de Protection

Programme visant à promouvoir l’utilisation de races autochtones de chiens de protection pour prévenir les dommages causés par le Loup et atténuer les conflits, en vue d’une coexistence durable entre l’élevage et la conservation du Loup au Portugal.

23 juillet 2019

Système alimentation chiens de protection

Une initiative qui permets de réduire le temps passé par le propriétaire à nourrir ses chiens.

L’enclos est fait avec quelques piquets et filets (les mêmes que ceux utilisés pour le bétail) et une palette en bois pour faire l’entrée. A l’intérieur, une poubelle attachée à une corde permets de faire une réserve alimentaire auto-alimentée pour les chiens de protection.

Pour visualiser ce système, voir ce reportage à partir de la minute 16ième minute : https://m.youtube.com/watch?v=qQCLr4K1fv0.

19 juillet 2019
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