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Stratégie participative multi-acteurs

L’organisation Cape Leopard Trust reconnaît que le conflit entre agriculteurs et prédateurs demeure un problème très émotionnel – tant pour ceux qui perdent du bétail que pour ceux qui protègent la faune sauvage.

Dans sa recherche de solutions, le Cape Leopard Trust s’est toujours engagé à établir des stratégies durables à long terme pour les conflits homme-faune, basées sur des faits scientifiques plutôt que sur des conjectures émotionnelles. Pour y parvenir, nous utilisons deux méthodologies simples :
– Nous nous appuyons sur des études scientifiques rigoureuses pour étayer nos résultats de recherche.
– Nous utilisons des stratégies constructives de recherche de solutions qui incluent les agriculteurs et les autres parties concernées.

Nous ne nous livrons pas à des attaques contre ceux qui ont un point de vue différent, car cela compromet notre intégrité. Au lieu de cela, nous invitons toutes les parties prenantes à réorienter leurs efforts vers une collaboration constructive avec le Cape Leopard Trust, avec les agriculteurs et avec les organisations statutaires, sur la base de méthodes approuvées.

10 juin 2020

Chien de protection Kangal

Le Kangal ou berger d’Anatolie est une race de chien d’origine Turque. Il a été utilisé depuis des millénaires comme chien de protection pendant la transhumance de bétail. C’est une race musculaire, puissante, avec une grande tête et un corps robuste. Le mâle mesure entre 80 et 100 cm au garrot et pèse entre 70 et 90 kg. Son physique n’est pas son seul atout face aux prédateurs. En plus d’être fort et rapide (capable de faire des pointes jusqu’à 70 km/h), c’est un chien particulièrement indépendant, responsable de la garde et capables d’effectuer les tâches eux-mêmes, sans aide humaine. Il est parfaitement capable de s’adapter à plusieurs climats ; chaud comme rigoureux. Ils sont très protecteurs et attaché à leur troupeau, qu’il soit de
chèvres, de vaches ou de moutons. Il avertira en cas de danger où de la présence d’un prédateur ce qui permet au berger qui l’accompagne de pouvoir agir. Le Kangal aboie peu et surtout à bon escient. Ces caractéristiques, génétiques, morphologiques et comportementales, font de lui de lui un atout indispensable. Il a ainsi été exporté depuis la moitié du 20ième dans différentes régions du monde afin de protéger le bétail face à des grands carnivores. Il est ainsi aujourd’hui utilisé en Namibie face aux guépards, en France et aux Etats-Unis face aux ours et loups, et depuis peu en Guyane française face aux jaguars et pumas.

5 juin 2020

Cultures ou clôtures de piment

La mise en place de cultures tampin à base de piment ou de clôture de piment faites à l’aide de cordes de sisal imbibées d’huile moteur mélangée à du piment moulu (Capsicum spp.), ont le pouvoir de faire fuir les éléphants. Le principe actif contenu dans le piment, la capsaïcine, a le pouvoir d’irriter l’épithélium des cellules des mammifères en provoquant une sensation de brûlure. Il a été démontré par Chang’a et al. (2016) que les clôtures de piments découragent efficacement les pillages des cultures par les éléphants à l’échelle des fermes individuelles. Au cours des neuf années d’étude, les agriculteurs autour du parc national de Mikumi en Tanzanie ont construit ces clôtures autour des cultures en cours de maturation, et aucun incident de clôture brisée par des éléphants n’a été reporté.

27 mars 2020

Ruches d’abeilles

La clôture à abeilles est une simple barrière le long de laquelle sont disposées à intervalle régulier (10 m), des ruches suspendues à un câble. Son fonctionnement repose sur le constat que les éléphants ne s’approcheraient pas à moins de quatre mètres d’une ruche (King et al., 2009). Malgré l’épaisseur de leur peau, ils sont sensibles aux piqures sur la trompe ou près des yeux. De nombreuses études ont prouvé l’efficacité de cette méthode de dissuasion. En effet, par exemple, King et al. (2011), affirment que les clôtures de ruches peuvent être un outil utile pour dissuader les éléphants d’entrer dans les terres agricoles. L’analyse de 32 intrusions a démontré que les éléphants n’ont franchi qu’une seule fois les clôtures des ruches pour accéder aux cultures à l’intérieur et que les barrières d’acacias épineux n’offrent aucune défense contre de telles invasions. Les résultats positifs de cette étude soutiennent fortement l’installation de clôtures de ruches dans la boîte à outils actuelle de dissuasion des éléphants à tester à plus grande échelle. Non seulement ces clôtures peuvent dissuader les pachydermes, mais les abeilles fournissent aux agriculteurs du miel et d’autres produits à vendre, ce qui contribue à diversifier les revenus. S’il est combiné avec d’autres moyens de dissuasion, la combinaison des initiatives pourraient créer une barrière contre les éléphants efficace.

27 mars 2020

Barrière de sisal

Les barrières physiques naturelles composées de cactus et de sisal ont été testées au Mozambique pour éloigner les éléphants des parcelles agricoles, mais peu de publications scientifiques existent sur leur efficacité.

27 mars 2020

Système de détection et d’alerte Faune sauvage

Un système open source à faible coût qui permet de détecter et d’alerter rapidement les personnes de la présence de grands mammifères qui peuvent entrer dans une zone vulnérable à protéger (bétail, culture, ruche…).

19 juillet 2019

Virtual fencing

A virtual fence creates a no-go area by manipulating the “Landscape of Fear” of a specific species. The virtual fence is designed to act like a territorial boundary in the mind of a target animal. Territorial boundaries are respected by potential intruders out of fear of retribution (punishment or death) by the territory owner.

19 juillet 2019

Ferme modèle

Ferme pour montrer des bonnes pratiques agricoles et des mesures de protection pour prévenir et limiter la prédation de grands carnivores sur le bétail.

19 juillet 2019

Frontière artificielle biologique

Développer des signaux chimiques artificiels pour garder les lycaons en toute sécurité à l’intérieur des frontières des zones de conservation protégées.

19 juillet 2019

Imitation yeux Effarouchement prédateurs

Cette initiative consiste à peindre des yeux sur le postérieur des vaches pour effrayer les prédateurs qui les attaquent par embuscade par le derrière comme les lions.

En collaboration avec Botswana Predator Conservation et les éleveurs locaux, nous avons peint le bétail de 14 troupeaux qui avaient récemment subi des attaques de lions. Sur quatre ans, un total de 2 061 bovins ont participé à l’étude.

Avant de sortir de leur enclos de nuit, nous avons peint environ un tiers de chaque troupeau avec un motif de tache oculaire artificielle sur la croupe, un tiers avec de simples croix, et laissé le tiers restant du troupeau sans marque. Nous avons réalisé 49 séances de peinture et chacune a duré 24 jours.

Les individus peints avec des taches oculaires artificielles avaient plus de chances (au niveau statistique) de survivre que les bovins témoins non peints ou peints en croix dans le même troupeau.

Aucune des 683 «vaches à œil» peintes n’a été tuée par des prédateurs en embuscade au cours de l’étude de quatre ans, tandis que 15 (sur 835) bovins non peints et 4 (sur 543) bovins peints en croix ont été tués.

Ces résultats ont confirmé notre intuition initiale selon laquelle créer la perception que le prédateur avait été vu par la proie le conduirait à abandonner la chasse.

Une des principales limitations possibles est que le prédateur peut s’habituer à ce leurre avec le temps, plus ou moins rapidement selon le contexte et l’individu.

C’est pourquoi il est souvent recommandé de combiner plusieurs initiatives pour réduire au maximum les chances d’attaques de prédateurs sur le bétail.

19 juillet 2019
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