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Stratégie participative multi-acteurs

L’organisation Cape Leopard Trust reconnaît que le conflit entre agriculteurs et prédateurs demeure un problème très émotionnel – tant pour ceux qui perdent du bétail que pour ceux qui protègent la faune sauvage.

Dans sa recherche de solutions, le Cape Leopard Trust s’est toujours engagé à établir des stratégies durables à long terme pour les conflits homme-faune, basées sur des faits scientifiques plutôt que sur des conjectures émotionnelles. Pour y parvenir, nous utilisons deux méthodologies simples :
– Nous nous appuyons sur des études scientifiques rigoureuses pour étayer nos résultats de recherche.
– Nous utilisons des stratégies constructives de recherche de solutions qui incluent les agriculteurs et les autres parties concernées.

Nous ne nous livrons pas à des attaques contre ceux qui ont un point de vue différent, car cela compromet notre intégrité. Au lieu de cela, nous invitons toutes les parties prenantes à réorienter leurs efforts vers une collaboration constructive avec le Cape Leopard Trust, avec les agriculteurs et avec les organisations statutaires, sur la base de méthodes approuvées.

10 juin 2020

Equipe d’urgence communautaire

L’équipe d’urgence est un mécanisme communautaire mis en place dans les villages qui doivent faire face à des attaques de tigre sur des humains ou du bétail.

Ses principaux rôles sont d’atténuer les problèmes d’interaction entre les tigres et les humains à l’intérieur du village et de fournir régulièrement des données sur les conflits Homme – Tigre. Au fil du temps, ils se sont impliqués dans différents types d’activités complémentaires pour améliorer les interactions Homme – Tigre telles que la sensibilisation des populations humaines, l’indemnisation des victimes des attaques de tigres et de leurs familles.

Ces équipes d’urgence participent également à l’intérieur des forêts comme récupérer le corps humain et le bétail mort ou blessé. Pour gérer toute situation d’urgence de tigre errant, ils se coordonnent avec WildTeam, le Département des forêts du Bangladesh, les organes administratifs locaux et d’autres parties prenantes locales.

10 juin 2020

Les mesures d’indemnisation et le déplacement des tigres

Les interactions Homme – Tigre peuvent être un sérieux problème à la fois pour les populations humaines (attaques sur des humaines et sur le bétail) et pour la conservation du tigre. Cela nécessite de mieux comprendre l’efficacité des mesures d’atténuation. Deux mesures utilisées au Népal ont été étudiées : les paiements d’indemnisation et le déplacement des tigres.

Dans cette étude, les auteurs suggèrent de prendre en compte les mesures suivantes pour améliorer l’efficacité de ces 2 mesures :
– Afin d’encourager l’engagement communautaire, les paiements d’indemnisation doivent être versés rapidement ;
– Promouvoir un régime d’assurance dans la zone tampon ;
– Mieux gérer les tigres enlevés vivants, tels que le suivi radio des individus libérés dans la nature ;
– Cibler la sensibilisation des communautés touchées par les attaques de tigre.

10 juin 2020

Mesurer la capacité d’acceptation des parties prenantes de la faune

Dans cette étude, ils utilisent une approche pour mesurer la tolérance, basée sur le concept de” capacité d’acceptation des parties prenantes de la faune “, pour explorer les niveaux de tolérance des villageois vis-à-vis des tigres dans les Sundarbans du Bangladesh, une zone où, au moment de la recherche, le conflit homme-tigre était grave.

Leurs résultats indiquent que les croyances concernant les tigres et la tendance actuelle de la population de tigres sont des prédicteurs de la tolérance pour les tigres. Les croyances positives concernant les tigres et la croyance que la population de tigres n’augmente pas actuellement sont toutes deux associées à la tolérance pour l’espèce.

Contrairement aux idées reçues, les expériences négatives avec les tigres n’affectent pas directement les niveaux de tolérance. Cette tolérance est influencée par les croyances des villageois au sujet des tigres et les perceptions des risques concernant les incidents de conflit Homme – Tigre.

Ces résultats mettent en évidence la nécessité d’explorer et de comprendre les facteurs socio-psychologiques qui encouragent la tolérance envers les espèces menacées. La recherche démontre également l’applicabilité de cette approche à la recherche sur la tolérance à un large éventail de contextes socio-économiques et culturels et révèle sa capacité à renforcer les efforts de conservation des carnivores dans le monde entier.

10 juin 2020

Fermes pilotes Mesures de protection non léthales

Lorsque les éleveurs doivent faire face à la prédation de Jaguar ou Puma sur leur bétail, ils ont la possibilité de devenir une “ferme pilote” et ainsi de mettre en place gratuitement une mesure non létale. Le chef de projet et l’éleveur choisissent ensemble la mesure qui semble la plus adaptée à l’exploitation. Une fiche technique est remise à l’éleveur pour lui communiquer toutes les informations nécessaires à la mise en place et au maintien de la mesure.

A ce jour, 5 mesures de protection sont disponibles : système d’effarouchement sonore, système d’effarouchement lumineux (Foxlight), clôture électrique “anti-félins”, âne, chien de protection “Kangal”.

Cette initiative permets d’offrir une alternative gratuite pour les éleveurs pour mieux protéger leur troupeau, et qui peut être plus efficace que les tirs de représailles. C’est ainsi une approche gagnant-gagnant, à la fois pour l’éleveur qui ont moins (voir plus) d’attaques, et pour les félins qui sont moins sujets aux tirs de représailles.

Des ateliers sont organisés pour présenter ces mesures et partager les expériences entre les différentes parties prenantes concernées par cette problématique, en particulier les éleveurs.

3 juin 2020

Cultures ou clôtures de piment

La mise en place de cultures tampin à base de piment ou de clôture de piment faites à l’aide de cordes de sisal imbibées d’huile moteur mélangée à du piment moulu (Capsicum spp.), ont le pouvoir de faire fuir les éléphants. Le principe actif contenu dans le piment, la capsaïcine, a le pouvoir d’irriter l’épithélium des cellules des mammifères en provoquant une sensation de brûlure. Il a été démontré par Chang’a et al. (2016) que les clôtures de piments découragent efficacement les pillages des cultures par les éléphants à l’échelle des fermes individuelles. Au cours des neuf années d’étude, les agriculteurs autour du parc national de Mikumi en Tanzanie ont construit ces clôtures autour des cultures en cours de maturation, et aucun incident de clôture brisée par des éléphants n’a été reporté.

27 mars 2020

Ruches d’abeilles

La clôture à abeilles est une simple barrière le long de laquelle sont disposées à intervalle régulier (10 m), des ruches suspendues à un câble. Son fonctionnement repose sur le constat que les éléphants ne s’approcheraient pas à moins de quatre mètres d’une ruche (King et al., 2009). Malgré l’épaisseur de leur peau, ils sont sensibles aux piqures sur la trompe ou près des yeux. De nombreuses études ont prouvé l’efficacité de cette méthode de dissuasion. En effet, par exemple, King et al. (2011), affirment que les clôtures de ruches peuvent être un outil utile pour dissuader les éléphants d’entrer dans les terres agricoles. L’analyse de 32 intrusions a démontré que les éléphants n’ont franchi qu’une seule fois les clôtures des ruches pour accéder aux cultures à l’intérieur et que les barrières d’acacias épineux n’offrent aucune défense contre de telles invasions. Les résultats positifs de cette étude soutiennent fortement l’installation de clôtures de ruches dans la boîte à outils actuelle de dissuasion des éléphants à tester à plus grande échelle. Non seulement ces clôtures peuvent dissuader les pachydermes, mais les abeilles fournissent aux agriculteurs du miel et d’autres produits à vendre, ce qui contribue à diversifier les revenus. S’il est combiné avec d’autres moyens de dissuasion, la combinaison des initiatives pourraient créer une barrière contre les éléphants efficace.

27 mars 2020

Barrière de sisal

Les barrières physiques naturelles composées de cactus et de sisal ont été testées au Mozambique pour éloigner les éléphants des parcelles agricoles, mais peu de publications scientifiques existent sur leur efficacité.

27 mars 2020

Réseau national technique sur les chiens de protection

Pour accompagner les éleveurs et bergers et leur donner les clés pour réussir l’introduction d’un chien de protection dans leur troupeau et son utilisation au quotidien, un réseau national technique sur les chiens de protection a été mis en place.
Il a pour objectif de diffuser les savoirs et savoir-faire en matière d’utilisation de chiens de protection. La diffusion de ces connaissances passe par de la formation collective et de l’accompagnement individuel, réalisé à la demande de l’éleveur sur son exploitation.

26 octobre 2019

Le Patou ne fait pas tout

L’étude appliquée « Le Patou ne fait pas tout » (moyen de protection non intrinsèquement miraculeux), propose d’objectiver les observations empiriques des éleveurs et de déterminer des critères fiables permettant d’anticiper le comportement du futur adulte.

15 septembre 2019
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